Né en 1971 et originaire de Bordeaux, j’ai grandi dans le sud-ouest de la France, entre les vignobles, les pins et l’océan. Je reste très attaché à ce croissant qui s’étend du pays basque à l’estuaire de la Garonne. Aujourd’hui, je vis près de Lausanne, dans le paisible village de Penthalaz, où j’ai aménagé mon atelier.
J’ai longtemps travaillé à Zürich dans le web, le sous-titrage de films et le milieu bancaire. Désormais, installé dans le canton de Vaud, j’anime des ateliers de peinture et travaille comme rédacteur web en indépendant. Je donne aussi quelques cours de tennis durant la saison estivale.
La création et le sport sont essentiels à mon équilibre. Le besoin d’expression a toujours été là, vital. L’écriture, qui a longtemps été ma passion, m’a offert un tremplin vers la peinture qui a presque pris toute la place. J’ai commencé à peindre il y a une dizaine d’années et aujourd’hui, j’essaie de rattraper un peu ce temps inconnu. Plus on peint et plus on aperçoit cette étendue infinie des possibles. Autodidacte, je travaille par séries, souvent sur plusieurs projets. Cette présence des projets en suspens ou inachevés me rassure. Avec pinceaux, couteaux, mains, bâtonnets d’huile ou pastels, je tente différentes approches et techniques.
Je « peins » aussi sur ma tablette digitale. Comme pour des lithographies, je limite mes créations à 10 exemplaires et les fait imprimer sur un papier d’art.
Impressionnisme, fauvisme, romantisme ou symbolisme, autant de livres sur les grands peintres qui m’encouragent et m’aident dans mes projets, autant de courants qui m’influencent. Je peins surtout des paysages, mais j’aime assez l’idée que le motif n’est qu’un prétexte. Je tente d’évoquer la force de la nature, mais aussi sa fragilité, comme celle des êtres qui la traversent. Les thèmes comme la présence par l’absence, la solitude, l’apparition et la disparition, le passage et le ralenti des temps qui se croisent me parlent de plus en plus. Des thèmes très difficiles à exprimer, mais je vais essayer. Agitation mélancolique, suggestion et temps imprécis aussi : je retire souvent les fils électriques, les barbelés, transforme les routes en chemin. Il ne s’agit pas d’être nostalgique, même si je le suis un peu de nature et tant pis si ça n’est pas dans l’air du temps.
J’aime enfin l’idée qu’une fois finie, une peinture ne m’appartienne plus. Elle existera, ne serait-ce qu’un moment d’égarement, ou un moment plus long, dans les yeux d’un être qui passe. Et l'éphémère ne manque pas d’une certaine poésie. C’est même un privilège de voir une de nos créations, ne serait-ce que par le regard ou une visite, entrer dans l’intimité des autres et y trouver sa propre existence.

Expos :
EMS Morges, Parc de Beausobre. Janvier-avril 2020
Galerie Kapu 13 k, Bussigny. Octobre 2018